Médecin, personnel de santé, ancien pompier, gendarme mais aussi secrétaire, comptable…, les vingt bénévoles de l’ADPC 42 (antenne de Roanne) sont tous formés aux premiers secours (PSE1 et PSE2) afin d’intervenir en équipe et avec du matériel. « Nous représentons le 1er échelon participant aux secours à la personne », souligne Philippe Chapuy, délégué de l’antenne roannaise. Agréée en sécurité civile et liée par convention nationale avec le ministère de l’Intérieur, la Protection Civile est reconnue d’utilité publique. Et ses missions – aides aux populations, formation grand public - le prouvent. Si la plupart des interventions relèvent de la « bobologie », d’autres marquent les esprits.

TÉMOIGNAGES...

FAIRE PREUVE DE PSYCHOLOGIE

« Lors des courses de bi-cross, les traumatismes sont nombreux. Il faut aller vite pour évacuer les blessés car les départs se font toutes les minutes. Mais parfois, nous sommes face à des durs, comme ce participant qui refusait notre aide, malgré une fracture ouverte de la clavicule. Il faut faire preuve de psychologie. »

IL VOULAIT SAUTER DU PONT DE LA LOIRE

« Nous tenions notre poste de secours lors d’une manifestation place des Mariniers et nous avons été prévenus par des passants qu’un homme venait de sauter du pont de la Loire et qu’un second allait faire de même. Avec l’un de mes équipiers, nous sommes intervenus pour l’empêcher, non sans mal. L’homme qui avait sauté à l’issue d’un pari alcoolisé était son frère. Pour lui malheureusement, c’était trop tard… »

LES SPECTATEURS TOMBENT COMME DES MOUCHES

« La gestion de la foule dans les concerts n’est pas chose aisée surtout lorsque les producteurs souhaitent qu’on reste invisible. Pourtant, il arrive que des personnes du public tombent comme des mouches ! Aux concerts d’Indochine ou de Sexion d’Assaut au Scarabée, ce fut le cas. Nous avions à peine le temps de conduire les personnes prises de malaise au poste de secours que d’autres s’évanouissaient ! Il fallait être efficace dans le  noir et le plus discret possible. »